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Le canal du Nivernais et le canal de Bourgogne Mai-juin 2007 |
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Notre objectif est de faire la liaison entre Decize et Dijon en suivant le canal du Nivernais puis le canal de Bourgogne. En plus d'Internet, pour la préparation et pendant notre périple nous avons utilisé les cartes Michelin 319 (Nièvre-Yonne) et 320 (Côte d'or et Saône et loire). Nous avons rejoint la région en voiture avec nos vélos et de Dijon le train nous a amenés à Decize, point de départ de notre balade. Si Google Earth est installé sur votre ordinateur, vous pouvez, en cliquant sur les noms avec kmz en extension retrouver la carte et zoomer dessus.
Un lecteur grand connaisseur de la région a bien voulu me fournir quelques précisions sur le parcours. Vous trouverez ses remarques ajoutées dans le texte aux endroits concernés. Merci donc à Patrice D. |
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Première partie du voyage: le Canal du Nivernais parcouru en 3 étapes.
Le but de ce canal était de mettre en relation le traffic fluvial de la Loire avec celui de la Seine. Le point le plus haut des eaux se trouve dans des tunnels à la hauteur de Coulancelle.
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Mercredi 29 mai Première étape: Decize-Châtillon en Bazois 67 km
L'étape est relativement courte en raison de notre démarrage tardif. La piste est proche du canal et après le ravitaillement, nous attaquons par un temps agréable: frais, quelques nuages et un vent favorable; la lumière en mai est toujours extraordinaire. Le revêtement de la piste est un superbe enrobé très roulant, les kilomètres défilent, il n'y a quasiment pas d'arbres mais l'absence d'ombre ne nous gène pas à cette époque.
Les ponts sur le canal se ressemblent tous avec leurs pierres grises, les maisons d'éclusiers sont assez étroites et relativement hautes: elles portent toutes un numéro d'ordre et une identification . Peu de navigation sur ce tronçon. A une dizaine de KM après Cercy, nous sommes obligés de continuer notre chemin sur une petite route (8km): (1) pratiquement pas de circulation, mais, par contre pas mal de côtes. On retrouve le halage au KM 34. (1) on peut rouler sur le chemin de halage Le long de ce canal de nombreux ponts levis, généralement en bois: une nouveauté pour nous.
Notre arrivée à Châtillon en Bazois n'est pas trop tardive et nous avons le temps d'apprécier de nombreux points de vue: un vrai plaisir pour la photo. |
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Jeudi 30 mai Deuxième étape: Châtillon en Bazois-Clamecy 70 km
Nous avons droit à un beau panorama dès la sortie de Châtillon, le canal est cette fois bordé d'arbres et il serpente sans arrêt. La piste est de bonne qualité.
Une première échelle d'écluses, et nous atteignons le bief de partage des eaux aux étangs de Baye et de Vaux.
Les voûtes de la Collancelle permettent au canal de ne pas "monter plus haut" avant de redescendre sur le versant Seine. Nous avons l'occasion de voir passer un bâteau de plaisance, mais nous avons du mal à imaginer un autre bâteau le croisant tant c'est étroit. (2) Il y a un alternat géré par un feu, je crois que c'est par demi journée.
Normalement il y a un chemin cyclable, un passage relativement étroit pour rester au bord de l'eau mais nous préférons prendre la direction du plateau où la route (3), très calme, traverse des champs de petits pois avant de redescendre sur le canal à Port Brulé. (3) C'est vrai que les voitures doivent passer par là, mais en vélo on peut passer "au dessus" par une toute petite route qui longe le canal
Nous arrivons assez rapidement à l'échelle d'écluses de Sardy: 16 écluses en l'espace de 4km; c'est toujours aussi spectaculaire de voir un enchaînement d'ouvrages mais toujours aussi frustrant de ne pouvoir capturer cette enfilade avec un appareil photo.
Vue aérienne de l'échelle de Sardy-lès-Epiry Ponts sur le canal, vers Tannay et Corbigny Merci à Patrice DESLIGNIERE qui m'a envoyé ces deux cartes postales Nous découvrons pour la première fois des écluses manoeuvrées à la main et qui plus est avec des "madriers" en chêne.
Nous continuons notre chemin par de longues lignes droites mais jamais monotones, le revêtement est de qualité et la moyenne correcte. On trouve encore quelques ponts levis, certains en bois, d'autres métalliques. Nous quittons encore le halage pour emprunter de petites routes mais celles-ci sont extrêmement calmes. Nous essayons de ne pas trop traîner en route car nous voulons arriver à Clamecy avant la fermeture du musée. Et bien entendu c'est dans ces cas là que l'on a le souci matériel et c'est "LA crevaison". Réparation faite, nous terminons en trombe l'étape pour visiter le musée.
Pour nous c'est la découverte de cette activité , le flottage du bois, qui a été celle de la ville et de la région. Le bois coupé dans toutes les forêts environnantes était lancé dans les différents cours d'eau et à Clamecy, on formait de véritables "trains de bois" qui descendaient ensuite via l'Yonne et la Seine jusqu'à Paris où il servait au chauffage des parisiens. |
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Vendredi 31 mai Troisième étape: Clamecy - Auxerre (Appoigny) 80 km
En quittant Clamecy, nous empruntons une route pendant 3 km avant de rejoindre le chemin de halage. Le paysage est différent et nous longeons tour à tour les falaises de Surgy et les rochers du Saussois.
IL y a beaucoup de bâteaux sur cette partie du canal, la plupart ont des équipages étrangers, peu de "marins français".
Aujourd'hui nous avons droit à la panoplie complète des revêtements du halage, cela va du beau chemin goudronné à la trace en terre au milieu de l'herbage quelquefois haut de 80 cm, en passant par de bons cailloux bien irréguliers et pas trop tassés qui sollicitent un peu plus "la selle"!!! Le canal suit le cours de l'Yonne jusqu'à Auxerre où notre arrivée est bien arrosée: nous sortons les capes, ce n'est pas une partie de plaisir car nous sommes sur la route en cohabitation avec les voitures. Heureuseument la pluie est de courte durée ..... Notre gîte-étape se trouvant à Appoigny, nous nous contentons d'un petit café en ville et c'est reparti avant le retour de la pluie. On se rallonge un tantinet le chemin pour éviter les grandes routes. |
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Deuxième partie du voyage avec le Canal de Bourgogne réalisée en 4 étapes.
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Samedi 1 juin Quatrième étape: Appoigny - Migennes - Tonnerre 69km Nous commençons la journée par une liaison de 10 km sur des petites routes bien calmes vers Migennes. (Appoigny-Chichery-Bassou-Bonnard-Cheny-Migennes).
Notre premier contact avec le canal se fait à l'écluse N°113; la numérotation va en décroissant jusqu'au partage des eaux à Pouilly en Auxois. L'éclusière n'est pas particulièrement aimable mais c'est largement compensé par l'éclusier de Moulin Neuf (écluse 112) qui se fait un plaisir de tout nous raconter sur le canal, les écluses, la batellerie et le traffic : un vrai guide. Nous assistons au passage de la première péniche de la journée, elle nous parait énorme et nous avons l'impression qu'elle ne va jamais entrer dans le sas: erreur d'appréciation des touristes que nous sommes, son capitaine la fait entrer sans toucher les bords alors qu'il ne reste que 20 à 30 cm de chaque côté. Nous sommes admiratifs. Cette péniche transporte du sable.
Les portes de cette écluse se manoeuvrent encore à la main; c'est étonnant. Les maisons des éclusiers sont toujours aussi coquettes, il semble que les éclusiers participent à un concours de la plus belle écluse. Durant cette première partie du parcours, sur une dizaine de km, la route, le canal et le chemin de fer sont parallèles sur une largeur d'une centaine de mètres. Le chemin de halage est simplement en terre, l'herbe envahit la partie de roulement; les ornières sont remplies d' eau des averses de la veille. Le long des lignes droites, avec un bon petit vent arrière, nous progressons convenablement en slalomant à travers les flaques. A l'entrée du chemin de halage il y a souvent un panneau "sens interdit sauf autorisation"!!!! Nous n'avons pas demandé l'autorisation aux VNF, mais n'avons rencontré aucun problème.
La piste est vraiment de mauvaise qualité et ponctuée de travaux de renforcement des berges du canal pour lutter contre le batillage.
Nous arrivons à Tonnerre assez tôt et nous en profitons pour visiter l'Hôtel Dieu (ne pas rater) et la fosse Dionne. Notre couchage est situé hors de la ville, nous sommes obligés de faire nos visites les vélos à la main. Exceptionnellement, on nous autorise à les ranger dans le hall de l'Hôtel Dieu pendant la visite . |
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Dimanche 2 juin Cinquième étape: Tonnerre - Mombard 62 km Nous commençons la journée par un petit bout de D952 pour rejoindre Tanlay : nous connaissons déjà le château, donc, direction le canal. Le revêtement de la piste est souvent en terre; ses longues lignes droites nous offrent de belles perspectives, c'est assez monotone et nous ne rencontrons personne. Petit arrêt à Ancy le Franc où , par chance, une boulangère vend des gougères "énormes", nous saisissons l'occasion de goûter à la gastronomie locale tout en contemplant le château.
Un peu plus loin à Chassignelles, léger détour pour visiter une chapelle du XIII, un lavoir et un vieux mûrier blanc.. On voit aussi des points de chargement de péniches mais nous n'arrivons pas à savoir la nature de la marchandise qui y transite.
Notre arrivée assez tôt à Mombard nous permet dans un premier temps d'assiter à la fête du canal qui bat son plein, puis de prendre possession de notre logement, juste avant que le déluge ne s'abbatte sur la ville. Inutile de dire que toutes les activités nautiques sont interrompues et c'est un sauve qui peut général: dommage. L'orage est de courte durée et peu à peu les terrasses des cafés reprennent. vie. |
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Lundi 3 juin Sixième étape: Mombard - Pouilly en Auxois 76km
Dès notre départ matinal, nous quittons le canal en direction de l'abbaye de Fontenay, une merveille à ne pas rater ; la route qui y conduit est agréable et assez roulante. Nous sommes les premiers au guichet: cela permet de n'avoir que les jardins et les bâtiments en photo. Nous consacrons 2 bonnes heures à la visite avant de rejoindre le canal.
Un petit roulage, un casse croûte et nous voilà à Alise Ste Reine. Il n'est pas question de passer à côté d'Alésia sans aller saluer notre grand père à tous: le grand Vercingectorix qui culmine en haut d'un col de "Première catégorie": impressionnés nous sommes.
Nous retrouvons le halage à Pouillenay: le revêtement n'est pas extra et il disparait complètement à Pont Royal. On en profite pour faire une sortie vers St Thibaud et voir une remarquable église du XIII.
Retour sur le canal par de petites routes, pas très plates, et encore une sortie obligatoire à Eguilly. Une série de 11 écluses sur 5 km et c'est l'arrivée au port de Pouilly en Auxois juste avant de voir le canal s'engouffrer dans un tunnel long de 3,350 km; c'est ici le partage des eaux de toutes les mers. Il n'y a plus de halage, il faut entrer en ville par la route.
Grâce à Google Earth, on peut nettement voir l'arrivée du canal sur la gauche, puis sa disparition à l'extrémité est du port et sa réapparition sur la droite de la photo. POUILLY EN AUXOIS.kmz |
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Mardi 4 juin Septième étape: Pouilly en Auxois - Dijon 72,5 km
Oblibation de démarrer sur la route pour rejoindre Créancy où le canal se retrouve enfin à l'air libre. Sur la photo vue du ciel, on suit très bien son tracé matérialisé par une double rangée d'arbes.
Il nous semble que cette partie du canal soit un peu plus exploitée, plus de péniches, plus de touristes. Des canadiens nous confient qu'ils vont descendre le canal ou du moins une partie, 35 km en 5 jours!!! Quelle patience!
Les écluses sont toujours nombreuses et le chemin souvent en terre mais praticable et en pente douce: il n'y a qu'à se laisser glisser. Le concours de décoration des écluses continue de plus belle de ce côté aussi. L'une d'entre elle a consacré sa décoration aux outils. C'est un peu chargé mais nous lui donnons volontiers le premier prix. Un peu plus loin sur le chemin, on apercevoit Châteauneuf sur la colline à gauche du canal: superbe point de vue mais nous renonçons à en faire l'escalade.
Nous enchaînons tranquillement les écluses et tout à coup sans avertissement aucun, le chemin est entièrement coupé par un chantier forestier, impossible de passer même en portant le vélo. Marche arrière sur quelques Km pour passer sur l'autre rive et prendre une route parallèle, on est "un peu" en colère mais le vélo adoucit les moeurs. La déviation n'est pas longue et nous retrouvons le canal.
La vallée de l'Ouche est assez étroite avec des paysages différents et surtout une piste cyclable de rêve: un goudron extra, on en pousserait presque une pointe de vitesse.
A ce rythme nous arrivons assez rapidement à Dijon sur le lac KIR entièrement satisfaits de notre périple et pensant déjà au prochain. |