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BREST - NANTES le long du canal |
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De nombreux sites vous présentent le canal de Nantes à Brest: son histoire et ses différentes composantes: rivières, fleuves et canaux. Des chiffres: 360 km, 237 écluses, 6 jours, le chemin de halage praticable en permanence, souvent goudronné ou avec un bon revêtement. Nous avons pourtant rencontré près de Malestroit une zone un peu plus délicate et seulement empierrée: il faut préciser qu'une association se bat contre le goudronnage de la piste ( nous étions peut être près du village du petit gaulois qui résiste toujours!) Qui sait? Cette partie n'est cependant pas très longue. La seule difficulté et de taille sur le canal se trouve au barrage de Guerlédan. Il y a, d'après le guide* une possibilité de suivre un chemin le long du lac, nous ne l'avons pas emprunté. Nous avons choisi l'autre option: là, il faut grimper et c'est pentu. *Le canal de Nantes à Brest de Lauriane et Jacques Clouteau |
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Avertissements: Vous n'allez pas traverser le Ténéré mais il vaut mieux prendre ses précautions concernant le ravitaillement; les points d'approvisionnement ne sont pas nombreux sur le canal lui-même et il faut alors MONTER au ravitaillement qui se trouve à 2 ou 3 km plus haut: le canal est toujours au fond de la vallée. Il en est de même pour les hébergements; il faut sortir du canal et en fin de journée, les côtes paraissent bien longues. Nous avons utilisé le Guide "Le Canal de Nantes à Brest" de L et J Clouteau, mais comme nous l'avons suivi de Brest à Nantes, nous avons été obligés de faire une gymnastique intellectuelle permanente pour voir les étapes dans notre sens. Extrêmement bien documenté, je ne lui ferai qu'un seul reproche, c'est d'avoir oublié de mettre quelques chevrons pour signaler les côtes et leurs longueurs. La signalétique le long du canal est quasiment inexistante; par exemple, on passe à 800 m de l'abbaye de Ti Madeuc sans qu'elle soit mentionnée.
Chapeau les bretons: Une remarque importante au sujet de l'accueil; tous les gens que nous avons rencontrés et sollicités pour des renseignements ont été formidables. |
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Jeudi 11 juin 2009 Brest-Châteaulin (soleil- 82km- 6h30 de selle) Brest-Pont A.Louppe- Plougastel Daoulas- Hôpital Camfrou- Le Faou- La Corniche- Pont de Ténérez- Les 4 chemins- Argol- Dineault- Châteaulin Il nous faut la journée pour faire la liaison Brest-Châteaulin avant de suivre le canal. Nous en profitons pour découvrir ce coin de Bretagne et un temps superbe nous fait croire en longeant la rade de Brest que l'on pourrait se trouver sur la côte d'azur. Pont d'Iroise Un petit coup d'oeil sur le pont d'Iroise et c'est la remontée sur Plougastel Daoulas: quelle chance!! c'est jour de marché et nous pouvons déguster sur place les fameuses fraises (pas moins chères qu'à 700km de là).
Hôpital-Camfrou le calvaire de Plougastel Une visite au célébre calvaire et c'est reparti dans la direction de la Corniche en passant par Hôpital Camfrou et le Faou. Mis en appétit par cette appellation, nous resterons sur notre faim car bien que longeant la mer, on ne voit celle-ci que d'un seul point et les montées et descentes se succèdent; cependant jamais assez importantes pour justifier un chevron sur la carte,.... mais en vélo!!!!! Nous enchaînons avec le passage près du futur pont de Térénez et c'est à nouveau une côte.
Notre objectif était de faire un détour pour visiter l'abbaye de Landevennec; mais arrivés aux Quatre Chemins après un rapide coup d'oeil sur le reste du parcours, nous décidons de rallier Châteaulin par Algol et Dineault où là encore nous attendent quelques montagnes bretonnes. Nous terminons notre parcours par une superbe descente ne sachant pas que ce serait la seule descente de fin d'étape de notre trajet. |
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Vendredi 12 juin 2009 Châteaulin- Port de Carhaix ( crachin au départ, 88km- 6h46 de selle 13,5 km/h) Ce matin nous faisons connaissance avec le crachin breton et notre hôtelière nous explique le sens profond de BZH: Bienvenue en Zone Humide. Cette humidité dure toute la matinée et nous tient même compagnie pendant la réparation de la seule crevaison du parcours. Il n'est pas question de faire le canal sans saluer l'écluse maritime , la N° 237 , la dernière (du guide) ou première (pour nous) du parcours. Un petit retour arrière s'impose pour la saluer et ensuite le vrai départ avec un passage devant Port Launais dont les maisons témoignent d'une aisance passée.
Nous avons vraiment l'impression de démarrer au moment où l'on quitte Châteaulin, le revêtement de la piste est très correct. La végétation qui borde le canal est luxuriante. Les écluses, souvent, ne sont pas numérotées et rarement nommées; les maisons d'éclusiers fermées. Nous rencontrons quelques marcheurs près de Chateaulin puis quelques vélos (les gens font le canal dans l'autre sens). La journée se déroule dans le calme contrairement à la journée d'hier sur les routes. Nous arrivons à Port Carhaix où il n'y a aucun ravitaillement possible sur place.
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Samedi 13 juin 2009 Port de Carhaix- Cléguérec (Beau temps, 84 km, 6h40 de selle, 13,2 Km/h) Dès le départ, il nous semble que le paysage est plus ouvert, de longues portions rectilignes et un revêtement correct.
Les maisons d'éclusiers sont abandonnées, des fois murées mais quelques unes sont habitées et comme l'eau ne manque pas, les fleurs non plus. Une échelle d'écluses nous monte jusqu'au bief du partage de Glomel: pour la traversée de la tranchée,nous choisissons la solution le long du canal plutôt que celle du plateau. Vers le plateau dominant la tranchée La tranchée de Glomel Nous sommes bientôt obligés de quitter le canal pour monter au ravitaillement à Rostrenen. La descente vers l'abbaye de Bonrepos se fait tranquillement. Abbaye de Bonrepos Vue sur le lac de Guerlédan C'est à partir de là que l'on trouve la partie la plus dure du trajet. La barrage de Guerlédan ayant enseveli des écluses et le chemin de halage, il y a deux possibilités pour franchir l'obstacle et retrouver le canal: soit suivre un chemin le long du lac soit se hisser sur le plateau qui domine le lac. La première solution nous parait trop longue et nous choisissons de grimper notre col de "première catégorie" pour rejoindre le chemin de l'ancienne voie ferrée aménagée en voie verte (au moins 800 m d'une sévère montée). Le trajet nous permet d'avoir une vue plus large sur la campagne. Arrivés à Mur de Bretagne, nous plongeons directement sur l'écluse de Quénécan. Une dame nous raconte qu'elle a vu la dernière péniche sur le canal en 1946. Ecluse de Quénécan Il nous faut à nouveau quitter le canal pour aller dormir à Cléguérec. Après une dernière ascension, nous arrivons en pleine fête au village; un vrai plaisir car c'est le festival de musique. |
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Dimanche 14 juin 2009 Cléguérec-La Chapelle-Caro ( frais avec soleil- 88 km, Inconvénient du soir devient avantage du matin: nous démarrons par une belle descente pour rejoindre le canal. Beaucoup de monde aujourd'hui, des marcheurs, des coureurs et des cyclistes: c'est dimanche et l'ambiance est sympa. Nous arrivons assez rapidement à Pontivy et prenons le temps de jeter un coup d'oeil au château. Nous rencontrons un couple de cyclistes qui nous remet dans la bonne direction car nous nous étions engagés sur la piste qui mène à Lorient le long du Blavet.
La canal Le château à Pontivy A Rohan au moment de la pause déjeûner nous discutons avec un cycliste qui trouve que cette partie du canal "ressemble trop à la Hollande": tout est tiré au cordeau, c'est fleuri, c'est propre etc etc. Lui préfère la partie entre Port de Carhaix et Châteaulin qu'il trouve plus sauvage, plus naturelle.
La Hollande ???? C'est la journée des écluses et nous rencontrons une série d'échelles d'écluses montantes et descendantes, c'est toujours impressionnant mais pour la photo toujours aussi frustant car on n'est jamais assez haut pour avoir une vue plongeante .... comme sur les cartes postales....; hélas. On remarque en passant que la rigole d'Hilvern a un débit bien faible pour alimenter le canal; elle est peu entretenue, comme le reste d'ailleurs.
Echelle d'écluses Rigole d'Hilvern Depuis quelques années, une algue verte envahit quelques tronçons du canal: la myriophyle. Son origine n'est pas certaine mais 2 hypothèses sont possibles, un aquariophile aurait vidangé son aquarium dans le canal ou un bâteau ayant séjourné sous les tropiques aurait ramené sans le savoir des algues sous sa coque. Oui, mais pourquoi juste à cet endroit relativement éloigné de la mer? Toujours est-il qu'on lutte contre cet invasion en utilisant un faucardeur qui fauche celle-ci régulièrement.
Les algues entassées sur le bord après leur fauchage Le faucardeur Le canal passe très près de l'abbaye de Ti Madeuc (800m- sévère montée) mais celle-ci n'est même pas signalée sur le bord de la piste: quel dommage!
L'abbaye de Ti Madeuc Le château de Josselin A Josselin, lors de l'ultime pause (le goûter) à côté du château, nous avons le plaisir de croiser un couple de piétons intéressés par notre matériel et notre projet. La journée se termine en passant au Roc St André avant une arrivée "au sommet" à La Chapelle Caro. Ici il est bon de rappeler un des fameux proverbes bretons cité dans leur guide par L et J Clouteau "Qui voit le Roc Saint André En a plein les souliers"
Le pont à Roc Saint André |
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Lundi 15 juin 2009 La Chapelle Caro- Le Cougou (75 km- 5h45 de selle 13,2 Km/h) Matinée un peu froide puis grand soleil Après un départ comme des fusées dans la descente de la Chapelle Caro, nous nous retrouvons assez rapidement à Malestroit: une sympathique bourgade qui mérite un arrêt. Nous sommes interviewés longuement par un passant qui s'informe de notre périple, de l'état du canal et de la piste cyclable. Il nous fait part de l'existence d'un groupe de résistants au goudronnage du chemin de halage.
Malestroit Un peu plus loin, nous faisons une pause assez longue à l'écluse du Gueslin; l'éclusier est un artiste et il nous raconte son canal. Il a un le même humour que son collègue de l'écluse de l'Aiguille sur le canal du midi
Les poissons Le crocodile La pause déjeûner a lieu en face de l'île aux Pies sur le ponton à bâteau. On voit très bien l'île mais point de pies. Un peu plus loin, sur la falaise du même nom, on aperçoit de nombreux grimpeurs en pleine action.
L'ile aux Pies Notre passage à Redon nous donne l'occasion de rencontrer une sympatique personne qui nous raconte l'histoire de la ville et de sa richesse d'antan. C'était le port de Rennes. Il nous parle des belles maisons d'armateurs et quand il nous raconte que les 3 mâts remontaient la Vilaine jusqu'à Redon, on a l'impression que nous allons les voir en faisant le tour du port. Nous ne verrons au milieu de tous les bâteaux de plaisance qu'un vieux remorqueur ayant participé au débarquement: émouvant, nous sommes en plein anniversaire du débarquement.
Plus de Trois mâts dans le port Un vétéran du débarquement Nous ne sommes plus très loin de l'arrivée, le chemin est toujours aussi tranquille et agréable et nous terminons notre étape par la traditionnelle montée vers le Cougou.
Le canal après REDON
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Mardi 16 juin 2009 Le Cougou- Nantes ( 87 km, 7 h, 13 km/h - Beau temps) Tout semble différent aujourd'hui, il y a beaucoup de monde, le paysage est varié, le revêtement idem mais toujours bien roulant. Il y a même des bâteaux et les éclusiers s'activent.
Nous quittons le canal à l'écluse N°3, près de Bois de Bout (la piste finissant en cul de sac sur l'Erdre). "Qui voit Bout de Bois n'est pas encore à Bois de Bout" Finis la tranquilité, les petits oiseaux, la piste pour nous tout seuls; nous sommes obligés de prendre quelques portions de route pour arriver sur Nantes. Sur les conseils d'un cycliste local qui va nous accompagner un moment, nous descendons sur les bords de l'Erdre pour continuer jusqu'au centre de Nantes; les portions de piste sont différentes les unes des autres, plus ou moins agréables mais avec une grosse affluence de marcheurs, promeneurs et de vélos: il faut être vigilant. Nous arrivons enfin à Nantes heureux des jours que nous venons de passer le long de ce canal dont nous parlions depuis près d'un an et de l'avoir parcouru avec un temps idéal
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